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Les mesures d'incitation et d'avantage comparatif : théories et quelques problèmes d'application

Eckhard Siggel

Coédition NENA/CODESRIA
Format: ePub sans DRM

     Extrait long

Prix :
3,49

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Après une trentaine d'années d'expérience avec les mesures d'incitation, et d'avantage comparatif, il est opportun de revoir ces concepts à la lumière des études empiriques et des discussions qu'ils ont provoquées dans la littérature. L'expérience de l'ajustement structurel dans les pays en développement a suscité un nouvel intérêt dans la structure de protection, ainsi que les mesures de la protection et de l'efficacité. La littérature sur ces indices a deux racines principales : la théorie de la protection et l'analyse coût-bénéfice. L'incitation au niveau des prix de l'extrant est mesurée par le taux de protection nominale (TPN), et au niveau de la valeur ajoutée par le taux de protection effective (TPE). Le fondement théorique de ces indices est bien établi, les principales sources étant Balassa (1965), Balassa et al. (1971), et Corden (1966 et 1971). Ensuite, Schydlowsky (1967) a argumenté que l'incitation du profit, plutôt que l'incitation de la valeur ajoutée, est celle qui importe dans les décisions de l'entreprise. Cette idée a conduit Balassa et al. (1982) à proposer plusieurs indices d'incitation au niveau du profit ou du rendement du capital. En même temps, plusieurs économistes de la Banque d'Israël ont développé le coefficient de coût en ressources intérieures (CCRI)1 comme un critère d'investissement. Ce dernier indice a souvent été comparé avec le TPE, à cause de sa structure similaire au TPE. En dépit d'un débat illuminant dans la littérature (cf. Balassa et Schydlowsky 1972; Bruno, 1972), il s'est néanmoins réparti une opinion selon laquelle le CCRI mesure la même chose que le TPE. Encore récemment, la Banque Mondiale a publié par son Institut de Développement Économique un article (Helmers, 1988), qui assure l'égalité entre ces concepts sans, néanmoins, établir les conditions sur lesquelles repose cette égalité potentielle.

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