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Mes adieux au journalisme

Emile Zola

Myriel
Format: ePub sans DRM

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En 1881 Zola est encore un écrivain prometteur qui n’a pas totalement écrit toute son œuvre. Son nom de plume est renommé. L’année précédente paraissaient Nana et Les soirées de Médan. Sa notoriété s’installait. C’est un homme que le monde de la presse courtise, d’autant qu’il est lui-même féru du travail journalistique. C’est pour cette raison qu’il accepte de travailler pendant un an pour Le Figaro. Suivront plusieurs mois d’intense collaboration. Zola est déjà le grand observateur et le courageux dénonciateur que l’Affaire Dreyfus, dix-sept ans plus tard, révèlera avec maestria. Les directeurs du Figaro se disent que, finalement, cet écrivain est un formidable journaliste. Mais Zola décide pourtant de cesser là la collaboration. Le journalisme ne l’a que trop accaparé. Cette collaboration avec Le Figaro sera sa dernière aventure de presse. Il a décidé de revenir à la Littérature pour de bon. Sa grande œuvre reste à écrire. Il porte en lui une épopée et cela lui prendra du temps. Son énergie et ses efforts il les voue tout entier à la Littérature et à rien d’autre. À partir de ce jour, les seules incartades qu’il s’autorisera dans la presse seront toujours consacrées à la Littérature. Il continuera quelques collaborations de presse, mais toujours pour faire part de son opinion sur la Littérature de son temps. Ce qu’il quitte ici c’est davantage le journalisme de débats politiques.
Mais il y a un peu partout en France des gens qui aimaient lire ses articles. Il leur doit des explications. C’est à eux qu’il destine cet article d’adieux. Court et percutant, cet article se voudra profond bien avant d’être larmoyant. C’est hors de ses habitudes, toute façon, que de céder aux sentiments bien avant d’oser réfléchir, interpréter, puis finalement juger et conclure.
Cet article aura un nom qui aujourd’hui peut tromper. Ce n’était pas là l’intention de Zola qui, sincèrement, pensait qu’à compter de 1881, il n’y aurait plus que la Littérature dans sa grande œuvre. Ce fut le cas jusqu’à l’Affaire Dreyfus. Affaire qui par son importance et son exigence morale le forçat à revenir vers le journalisme d’engagement. Mais il n’empêche que dix-sept ans avant J’accuse, Zola écrivit ses adieux au journalisme. C’est ce texte, tout à la fois profond, dense et terriblement courageux, que nous faisons ici reparaître.

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